6h54 du matin... ça bouge...
Earth quake, tremblement de terre, une étrange sensation.
Ce matin à 6h54 et trois jours auparavant vers la même heure, je me réveille, bercé par les ondulations sismologiques de Madame Terre. Mon corps est complètement inerte. Mon esprit tente une réflexion logique histoire de me rassurer : "les oiseaux chantent, c'est bon, ce ne sera pas un désastre..." . Mais alors que la première secousse de Jeudi matin fut assez brève pour éviter l'inquiétude, celle-dernière dura assez longtemps pour faire surgir une prise de conscience : "suis-je con ?" Pourquoi rester dans un pays où les risques de catastrophes naturelles sont parmi les plus élevés au monde !?D'un autre côté, l'impression de vivre grandit à mesure que la sensation du risque augmente... Cela me fait penser à un article que j'avais lu dans LeMonde2 qui parlait de l'aversion naturelle au risque de l'homme. En exemple, le magazine racontait l'histoire de deux traders de New York, gestionnaires de Hedge Funds, qui après avoir fait fortune en prenant énormément de risques avaient décidé de risquer leurs vies en sautant en parachute au plein milieu de la forêt Amazonienne équipés d'un simple sac de survie (sac à dos comprenant une lampe torche, de la nourriture déshydratée, une boussole, une couverture de survie et deux ou trois autres gadgets...). Accompagné de cet exemple, le résumé d'une étude anthropologique mettait en évidence notre besoin de prises de risques qui poussaient les hommes depuis des millénaires à aller à la chasse.
Que suis-je venu chasser pour devoir risquer ma vie alors que les terres de l'hexagone sont si paisibles ?
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