Pression Virtuelle
Ou propagande visuelle...
Un truc qui attire le regard à force de ne pas y prêter attention, c'est le concensus discret qui lie les japonais entre eux. Même Shiropocha le défend. Mais il y a-t-il d'autres alternatives ?
Fort d'une curiosité inépuisable, je m'accroche et questionne. Shiropocha, mes potes Gaijins, mon ancien Boss (sujet à venir bientôt), les personnes que je rencontre jour après jour; tous sont d'accords pour dire que l'alternative, la solution à laquelle personne n'aurait pensée, le choix d'autrui, sa propre appréciation personnelle des choses est une approche considérée comme inapropriée au Japon. Mais qui en a décidé ainsi? Qui a choisi de dicter la règle du silence? A qui cela profitte-t-il, s'il y a profit? Qui a osé prendre de telles décisions ou de dicter de telles règles dans un pays ou l'affirmation de soit en public est considérée comme un pêcher?
Pour avoir des réponses pratiques, j'ai entendu dire qu'il fallait se tourner vers la philosophie Boudhique et l'histoire du Shintoïsme. D'autre part, un autre phénomène pèserait sur cette société, imposant à ceux qui la composent de vivre dans ce compromis perpetuel, le phénomère d'insularité.
A plusieurs reprises on m'a bien fait comprendre qu'au Japon, le fait de vivre sur une île imposait à ses habitants de vivre dans ce compromis afin de préserver d'une part l'ordre général, et d'autre part, du fait que quoi qu'il puisse arrivé, quoi que l'on fasse, il y aura toujours quelqu'un pour se souvenir, tout mal intentionn&ecute; n'aura aucune issu e; contrairement aux européens qui ont toujours une frontière pour s'enfuire (mais quelle lâcheté ces occidentaux, ces continentaux, beurks!)
Ces diférents aspects combinés a cette culture matriarchale, sociale, dans laquelle l'homme doit prendre soin de la famille en contre-partie de tous les pouvoirs, cela laisse la porte ouverte à pas mal de manipulations, surtout mediatique ainsi que dans l'Entreprise (je vous donnerai un exemple précis à ce sujet dans un prochain article).
Il semblerait donc qu'il n'y ait pas d'issue possible pour la liberté individuelle puisqu'en pratique, elle s'arrête là où commence la propagande.
En effet, bien que je n'ai pas pris en photos l'enssemble des affiches, panneaux ou flashs de pub TV qui recommandent aux habitants de biens se comporter, de prendre soin des uns ou des autres, mais aussi de prendre sa cuite à la maison (vois plus haut) afin de ne pas gêner ses compatriotes, de ne pas parler entre amis devant sa maisons après 10h du soir, il est facile de constater que Papa veille bien sur nous... Et si seulemement cela s'arrêtait là, ce serait encore facile à comprendre et à accepter, mais en réalité cela va bien plus loin. Il faut aussi y ajouter la propagande americaine, les groupes nationalistes qui ont un gros gros deficit dans leurs techniques de communication et l'Ecole aui nous formate à tous, dans toutes les contrées.
Mais alors qui a-t-il raison? Qui abuse-t-il de la liberté de chacun si celui-ci le fait pour le bien de tous?
La limite entre la pensée commune, le libre arbitre de chacun et la propagande reste encore difficile à cerner et représente un certain mystère pour moi... Arriverais-je à comprendre? En attendant, je me contente de bien me nourrir ;-)
Image 1: trois jeunes filles exténéuées,
Image 2: Publicité pour les médicaments contre le rhume
Image 3: Propagande visuelle dont le message recommande de souler chez soi afin de ne pas troubler l'ordre général
Image 4: Publicité pour la viande américaine, ben oui, il faut bien que quelqu'un le mange leur boeuf, surtout aund leur voisin propose une bien meilleure viande à bas prix (cf: Amerique Larine) !
Image 5: Mon dîner dans mon resto préféré du coin de la rue; un délicieux 'nabe', sorte de bouillon ou pot au feu japonais composé selon les saisons, et du cuisto, de legumes variés et de viandes ou de poissons. Un délice culinaire bienvenue en cette saison de grand froids :-)