Mi-chemin: Arriver à Tokyo en 2008!?

Publié le par G-C.L SAN

Cela fait un an que je suis ici, à Paris.

Il y a de quoi déprimer, se remettre en cause. Pourquoi partir? Les raisons financières on les connait. La qualité de vie aussi. Mais, l'envie de découvrir le monde est-elle toujours aussi forte? Cette passion, constamment bousculée par le quotidien français, parisien, chauvin, montre ses premières faiblesses. On fait l'appologie de l'amour, du sexe, des passions, du rêve à la télévision (que je n'ai pas), dans les livres, dans la musique que j'adore. Mais est-elle la même pour tous? Est-ce que cette force décuplée, cette envie d'aller plus loin, demeure stable dans le coeur d'un homme? La stabilité, on l'aime beaucoup dans les entretiens d'embauche surtout. La vie au contraire est totalement instable, même si la philosophie européenne l'aime. La plénitude de l'esprit se trouve difficlement au milieu d'une capitale. D'un coté on doit travailler dans la plus grande des platitudes, de l'autre on s'échauffe dans les couloirs de métro, dans les magasins, dans les boîtes de nuits.

Pourquoi un tel conditionnement si ce n'est pas pour atteindre un but, un rêve?

Moi je rêve du calme et de la  plénitude des temples nippons, la décontraction des Onsens d'Hakone, l'odeur de l'Océan, le bruit du vent dans les roseaux. Mais c'est tellement loin vu d'ici. Il ne me reste plus que quelques mois pour accomplir mon objectif. La pression monte, l'envie reste la même. Les proportions changent. Mes sentiments deviennent confus comme cet écrit d'ailleurs.

Victime de cette confusion, j'ai un conseil: Etudiez! Les études sont la clé de tout. Les diplômes, des jolis badges qui vous ouvrent beaucoup de portes. Les langues, apprenez les! Elles vous permettrons l'impossible.

Mon emploie du temps va être chargé: Approfondissement des notions d'Economie, des échanges de flux dans la mondialisation, et quelques techniques pour me dégoter un boulot dans Roppongi. Le Japonais? La langue la plus difficile à apprendre hors du pays d'origine. L'anglais était si facile finalement... L'aventure tellement enrichissante. Retournerai-je à Londres pour y vivre le temps d'une pulsion ? L'aventure japonaise sera-t-elle aussi pationnante? Parmi ceux qui y vivent, qu'en dîtes-vous? Est-ce si excitant que cela en à l'aire? Mon précédent voyage à Kyoto et Tokyo semble tellement loin, tellement iréel.

L'archipel me manque en fait. La vie est si courte. Allez!

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Publié dans From_Paris

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V
J'aurais surement oublié l'adresse de ce blog demain, mais je ne peux résister au fait de laisser un message. Captivé par le début de ton article "Cela fait un an que je suis ici, à Paris. Il y a de quoi déprimer, se remettre en cause. Pourquoi partir?", j'ai fini par le lire en entier. J'avoue être dans la même situation. Bientôt 2 ans que je suis sur Paris, et je lâche tout pour partir au Japon en 2008. Pourquoi ça ? Je n'en sais rien. J'aime Paris, et pourtant, rien ne m'y retient. En fait, je crois que la monotonie de ma vie me rend fou. Peut-être que je retrouverais la même chose sur place, mais au moins, je serais "ailleurs". J'ai donc décidé de tout claquer pour partir sur Tokyo en janvier, et ce sans travail. Pourtant, les portes me sont grandes ouverte dans mon domaine sur Paris, et au contraire, je ne trouverais sans doute pas de travail dans l'informatique au Japon étant donné mon faible niveau de japonais. Je me retrouverais surement en galère, je ferais surement la plonge, mais cette aventure mérite je pense d'être vécue, pour peu qu'on en ait toujours rêvé.
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G
VolaiL,Merci pour ton commentaire. A la relecture de mon article, je m'apperçois que ce dernier est un peu confu. Mais apparemment assez clair pour te faire réagir.Sans doute es-tu déjà en train de boucler ta valise, de visiter de façon immaginaire ton futur logement et que tu croises les doigts en dormant pour que tes rêves se réalisent. J'espère me trouver bientôt dans cette situation. Je vais tenter d'alléger ton appréhension: le marché du travail dans l'informatique au Japon reste porteur. Un ami, un espagnol ne parlant peu ou pas  le japonais, a mis 6mois pour trouver un super (même extraordianaire!) boulot.Je te souhaite bonne chance,Gambate,Gregoiresan