Kirin Itchi Ban! (Nippons 'cha cha cha!!')

Publié le par G-C.L SAN

Etre le meilleur...

Voilà de quoi motiver ou bien, pour les plus faibles d'entre nous, repousser toutes tentative d'excursion. Ou encore, est-ce seulement un cliché, une idée dépassée que le japon essaie d'effacer de l'atmosphère générale? J'étais dans la rue Saint Anne, à Paris, où l'on trouve plus d'admirateur du Japon que de vrai japonais venu découvrir la capitale du plaisir, du bien vivre et du bien être, de la beauté, de la mode, des arts, mais surtout pas de la compétition. J'étais admiratif et interrogatif face à toutes ces publicités sur les différents packagings de produits nippons. Les fidèles représentants de l'esprit Japonais hors de l'archipel. J'adore comment Kirin met en avant sa marque de bière avec le slogan: "Kirin, Itchi Ban", ce qui veut dire: "Kirin Numéro 1".

Le japon est plein de dualités et c'est l'expression de l'une d'entre elle au travers de cette marque de bière qui ma éclairé sur la chose. En transportant l'idée suivante: "Nos produits sont les meilleurs, nous travaillons dur et avons l'esprit de compétition, toujours prêt pour relever les défis tel le samouraï!
Et de l'autre côté de la balance, conscient qu'un seul d'entre eux peut être le numéro un,  apparaît automatiquement une grande modestie permanente qui leur est bien connue. Vous me suivez? Pour faire clair, d'un côté la force du samouraï invincible, de l'autre la modestie. Et le suicide alors: modestie, honeur, ego? On y revient plus loin...

Si l'on demandait à un  jeune japonais d'écrire  une liste de ses valeurs et  règles de vie qu'il s'impose, je crois que l'on pourrait lire un bon nombre de fois: "Ne soit pas vantard, ou "ne te montre pas trop", "n'exprime pas tes joies trop fortement", mais aussi, 'soit fort' et pour le femmes 'soit belle et gentille'. Est ce bon ou mauvais, je n'en sais rien. Est ce que cela va continuer, je ne sais pas non plus. Tout ce que je sais c'est qu'en dehors du Japon, c'est Asahi le numéro 1. héhéhé!!!

Mais ce n'est pas l'objet de ce blog d'imaginer que l'on doit pouvoir changer les choses, même si un sentiment idiot, motivé par mon alter-ego peut être, me pousse à le faire. Mais non, non, je n'en ferai rien, je resterai modeste et fort moralement.... Voyez, c'est facile d'être japonais, non? Bon j'arrête l’ironie ou les fausses critiques, je risquerais de me faire des ennemis et cela n'est pas du tout mon intention.

Alors, être le meilleur, le plus fort, ou a défaut, le plus modeste. Y a-t-il des règles à respecter? Ma fois, je n'ai pas encore tout expérimenté sur le sujet, et surtout mes connaissances sont issues d'un cercle beaucoup trop petit pour faire des conclusions ou même des recommandations sérieuses. Néanmoins, j'ai quand même un avis sur la question:

Rester soi-même serait la règle numéro 1. Pourquoi?

Et bien voyons l'hypothèse suivante sur l'intégration: Comment intégrer une communauté si c'est en cachant ses différences qui sont impossibles à cacher? Arriverons-nous à faire croire aux autres que nous sommes japonais alors que justement la première chose qu'ils verront est notre différence?

Règle 2: Être modeste.

En effet, peu importe la taille son réseau sur place, un gaijin sera toujours en position d'infériorité/de minorité dans l'archipel. Cela impose donc de ne pas trop l'ouvrir...

Règle 3: Être modeste, oui, mais ne jamais minimiser les qualités qui nous ont ouvertes les portes de la société nipponne!

Là aucun commentaire est nécessaire je crois.

Règle 4: Être le meilleur.

Si on est différent, mal compris, ou bien si on ne comprend pas tout à ceux qui nous entourent, il faut au moins avoir un domaine sur lequel personne ne viendra vous embêter. Donc être le meilleur dans son domaine.

Règle 5: Être ouvert.

Peut importe ce qui se passe, si on se sent en colère, incompris, mis à l'écart, je me dois d'être ouvert, tolérant et compréhensif. En effet, j'ai choisi d'intégrer une autre culture, une société composée d'individus qui eux n'ont pas forcément choisis de vivre en présences de personnes qui sont issues de société culturellement opposées.

Règle 6: Savoir accepter son environnement.

C'est à mon avis la clé de la liberté individuelle.

Règle 7: S'intéresser et essayer.

Celle-ci ne devrait pas être la plus difficile, du fait que c'est justement un facteur complémentaire et indissociable de l'objectif de départ.

Règle 8: Ne pas imposer sa culture aux autres et faire attention de ne pas le faire involontairement.

(note du 22 Décembre 2008: oui, enfin c'est facile à dire... mais alors il faut s'accrocher!!!)

Règle 9: Ne jamais manquer d'offrir des cadeaux.

Nous n'y sommes absolument pas habitués, mais c'est très important au Japon. Et cela fait partie des rites que l'on peut s'approprier sans pour autant essayer de devenir japonais.

Règle 10: Manger du natto!

Cela semble bête, en effet c'est image. Le natto est un produit typique apprécié, voire très apprécié, et qui l'est très peu des européens. C'est en quelque sorte un signe d'intégration, mais pas une règle absolue! N'oubliez pas de rester vous même!

Je crois que c'est tout.

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Publié dans From_Paris

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T
Le natto.. Manger du natto.. Un des objectifs incontournables que je m'étais fixé lors de mon second voyage au pays du Natto..<br /> Même avec la meilleure volonté du monde et étant toujours près à manger des mets exotiques.. Lors de ma première bouchée de natto (et même avant de le mettre en bouche..) IIIIEUUURKKKK BEURK BEURK BEURK.. POUAAAAHHH.. Voilà pour mes commentaires de spécialiste gastronomique.<br /> C'est l'une des très rares choses que je n'aime pas au Japon.. Des amis japonais m'ont rassuré en m'affirmant que de très nombreux japonais n'aimaient pas ça non plus.. (Ouf me dis je..)
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G
<br /> J'ai essayé dans une glace, un dessert atypique qui permet d'atténuer les goût de la fermentation. Mais cela n'enlève pas l'aspect gluant dégueu, je l'avoue...<br /> <br /> <br />