Culture Nippone

Publié le par G-C.L SAN

Culture Nippone, ou comment éviter de tout faire de travers

Une nouvelle expérience, difficle à décrire, vient de soulever dans mon esprit un nouveau problème issue de la différence culturelle entre nos 2 pays (la France et le Japon). Je vais tenter d'exprimer ce nouvel aspect à propos des coutumes et de l'état d'esprit Nippon à travers deux exemples.

Mon premier éveil sur cet écart et ce risque d'incompréhension mutuel est survenu lors d'un week end où j'accueillais un ami Japonais chez moi à Paris. Bien que nous nous connaissons et nous apprécions déjà, il n'en demeure pas moins que nous ne nous comprenons pas toujours. J'explique. Nous étions en train de partager un moment de pure plaisir, en pleine découverte des bienfaits du Bas Armagnac d'un resto parisien que j'affectionne tout particulièrement. Nous discutions de nos projets à venir et de notre désir commun d'être libre de pouvoir faire ce que l'on souhaite. Partant du constat que nous n'avions pas les mêmes droits en matière de VISA, ou les mêmes chances d'en obtenir un, nous commençâmes à remettre en question la société, enfin presque. Alors qu'il était pour moi tout à fait concevable de changer, de mettre en cause, d'imaginer un futur différent ; il fut improbable voire impossible d'imaginer une autre voie pour ami originaire de Fukuoka, province ultra dynamique du Sud du Japon. Alors je me mis à lui demander pourquoi? Il me dit que c'était ainsi. Que si il était impossible pour lui d'obtenir un VISA définitif pour rester en Europe, alors il prendrait la décision de rentrer au Japon et de travailler dur. Je lui demandai alors si c'était sa décision, celle qu'il souhaitait de tout cœur, si c'était son but? Il me répondit que ce serait sa décision. Comme si les Japonais décidaient ce qu'il leur était imposé. Enfin c'est le sentiment que j'en ai eu. Un de mes professeurs en communication, nous a récemment dit qu'on avait "toujours le choix et que le reste était une question de courage". Je suis en partie d'accord, sauf si on est japonais. Car, dans son cas, il est, je pense, encore plus courageux d'accepter le poids de son existence, ses croyances et plus précisément son sens du devoir inculqué par sa société. Surtout depuis qu'il a eu la joie de goûter à la "liberté" occidentale. Cet exemple, qui n'est peut être pas une généralité, est néanmoins appuyé par un autre.

Une amie, qui a décidé de rentrer au Japon pour travailler et ainsi entrer dans la vie active par du même principe. Après avoir passé deux ans en Angleterre, parlant donc couramment l'anglais et ayant un début de vie sociale sur l'île britannique ; elle est finalement rentrée au pays du soleil levant pour une raison qui me semblait inconcevable au début. Elle avait décidé de rembourser ses parents. Elle avait décidé de rendre tout ou partie de l'argent que ses parents avaient déboursé pour ses études en Europe. Certes le geste est honorable et inspire le respect. Il lui permettrait peut être aussi de prouver son indépendance auprès de sa famille. Mais est-ce vraiment ce à quoi ses parents s'attendaient? En avaient-ils besoin? Financièrement j'en doute. Avaient-ils, sinon, besoin d'avoir la preuve matérielle que leur fille était devenue indépendante et responsable? D'ailleurs est-ce réellement une preuve de maturité? Si cela faisait partie d'un préalable contrat, alors on pourrait l'imaginer, mais ce n'était pas le cas à ce que j'en sais.

Alors je me suis posé la question longuement. Qu'est ce qui chez elle lui inspirait le besoin d'être de retour, intégrée socialement, et se débarrasser donc de ses dettes? D'où lui était-elle venue cette notion de devoir bien faire? Et c'est là qu'une fois de plus je constate un écart entre nos cultures. Alors que nous, en France, nous faisons notre maximum pour jeter nos enfants dans la vie, les études, le travail et les poussons à penser librement ; au Japon, le respect des croyances demeure plus fort. Enfin, je constate que c'est ce sentiment profond de faire son devoir qui fait d’eux de bons Japonais. Ce trait de culture est démontré d'ailleurs par leur souci de perfection, leur raffinement, leur attachement aux traditions et leur esprit de groupe et de communauté. Et c'est en çela que leur culture est exigente et qui demande du courrage. Chacun doit prendre la décision d'être quelqu'un de bien et de respecter les valeurs de la société si il souhaite être considéré comme japonais. Un Nationalisme culturel fort, qui enferme chacun dans une prison dorée qu'est l'Archipel Nippon.

En conclusion, si comme moi vous vous sentez l'âme rebelle, prêt à chambouler le monde, à remettre en cause les fondements de l'existence et les habitudes populaires, alors faites bien attention dans votre projet d'expatriation au Japon. Car derrière les gestes de bienvenue et de cordialité permanente se cache un mur de valeurs insurmontables, une programmation des plus solides et complexes de la planète. Cependant, ne desépsérer pas, la magie s'opèrera entre les deux cultures aussi longtemps que le respect de chacun sera préservé. Soyez  séduisants et diplomates!

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Publié dans From_Paris

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F
<br /> Bonjour, je viens de découvrir cet article en faisant des recherches sur la culture nippone ... Je ne suis pas étonné de ce qu'il t'es arrivé, mais il y a une telle différence de culture entre nos<br /> deux pays que l'adaptation doit etre assez compliqués vous ne croyez pas ?<br /> <br /> <br />
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G
<br /> <br /> J'ai quitté le Japon à présent. La différence, mais surtout l'écart entretenu par les japonais envers les autres cultures la rend distante quoi qu'il arrive, après 5 min comme après 50 ans dans<br /> le pays. Ne pas être né japonais est un vrai problème là bas.<br /> <br /> <br /> <br />