Jour de l'an à Kiyo Mizu, Osaka episode 2
De retour d'Osaka et de Kyoto.
Chanceux, en parfait novice, j’ai pu participer et assister aux diverses coutumes japonaises de fin d’année.
Tout d’abord, le grand nettoyage de printemps… ah non, d’hiver ! A peine arrivés chez la mère de Shiropocha, nous sommes invités à prendre part aux tâches ménagères. Curieux et enthousiasmé à l’idée de faire parti du groupe, de me sentir intégré, je brandis le bras de combat et hop ! Me voilà en train d’astiquer les casseroles. Je fonde une équipe de nettoyage : la AOI Tako Team ! L’équipe des poulpes bleus, en référence à la spécialité gastronomique de la région, les Takos-yakis, boulettes de pâte de froment fourrées de morceaux de poulpe… un délice absolu ! Composée de deux personnes, notre team en profite pour améliorer ses compétences linguistiques… La mère de Shiropocha : l’anglais et bien évidemment, je travaille mon japonais. La communication passe plutôt bien. En phases pour passer à la deuxième étape des rituels de fin d’année : les Toshi-Koshi Soba.
Le soir du nouvel, la tradition veut que l’on mange des nouilles au sarrasins dans un bol de soupe au fumet de poisson et aux algues, les Toshi-Koshi Soba. Par la suite on peut, au choix : prendre un bain chez soi ou bien, aller dans un bain public. L’idée étant de se purifier de l’intérieur et de l’extérieur avant d’attaquer un nouveau cycle de saisons… Désormais, avec les progrès technologiques, la mode et le pouvoir absolu de la TV, la famille nipponne moyenne (90% de la population) passent aussi une grande partie de sa soirée à regarder des émissions de variété Special New Year où les stars de la chanson nipponne défilent lors de prestations super courtes. Déjà très originaux à mon goût, les artistes japonais sont encore plus dévalorisés par ces démonstrations éclaires qui frisent le ridicule tant la mise en scène est extrême. Voici un extrait du dernier chanteur, super star, probablement le plus long et le plus acceptable de l’émission que nous regardions…
Jour de l’an, 1er Janvier 2009, 8h30 du matin. Ma petite maman m’appelle. Il est minuit et demie en France. La place est à la fête et aux embrassades. La ligne n’est pas très bonne. On s’envoie nos meilleurs vœux et quelques bises, puis on se dit à plus tard sur le web… Je me lève. Me dirige vers la cuisine où Shiropocha et sa maman se souhaitent un gentil Akemashite Omedetto. Pas d’embrassades, pas d’accolades… Je fais pareil mais reste sur ma faim. J’aurais bien fait comme à la maison… Et non, pas de chance, ici les contacts corporels ne sont pas toujours les bienvenus. Tant pis, je me rattraperai plus tard.
Programme de la journée : Déjeuner en famille, Shiropocha enfile son Kimono (1h), visite du temple Kiyo Mizu à Kyoto, Dîner à Gion (quartier des Geishas à Kyoto) et encore un bain. D’après la maîtresse de maison, c’est un classique. Souhaitant faire bonne figure, elle me confie aussi que le repas du jour respecte la coutume et qu’elle l’a préparé spécialement pour moi afin que je puisse découvrir les particularités locales. Gentillesse que j’ai rendue plus tard en préparant une succulente salade aux gambas flambées au Sho Chu (Vodka japonaise).
Vidéo de notre visite au Temple :
01/01/09 at Kiyo Mizu, Kyoto, Japan from gregoiresan on Vimeo.